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L’ABCIG Kinésithérapie vestibulaire est une association professionnelle de kinésithérapeutes en Belgique, spécialisée dans la prise en charge des troubles de l’équilibre et vertiges.
La kinésithérapie vestibulaire est une discipline qui relève de l’otoneurologie et qui s’inscrit dans le domaine plus large de la neurologie et de ses pathologies associées.
Quel rôle joue le kinésithérapeute vestibulaire ?
En milieu hospitalier, comme en libéral, le kinésithérapeute vestibulaire intègre le trajet de soins du patient vertigineux.
Son implication est multiple, s’agissant du traitement des pathologies vestibulaires périphériques, depuis la réalisation de manœuvres libératoires comme dans le Vertige Positionnel Paroxystique Bénin (VPPB), jusqu’à l’organisation d’un protocole de rééducation visant à améliorer la stabilisation du regard, dans des pathologies telles que le déficit vestibulaire unilatéral aigu.
À cet égard, le spectre des pathologies est large, relevant des maladies propres à l’oreille interne (neuronite, névrite, labyrinthite,…), des atteintes neurologiques centrales (Schwanomme, syndrome cérebelleux,…), des troubles neurologiques fonctionnelles (PPPD [Persistent Perceptual Postural Dizziness - Étourdissements posturaux-perceptifs persistants], dépendance visuelle).
Aussi, il participe à la prise en charge du patient atteint de troubles de l’équilibre dans la mesure où, à titre consultatif, il se voit parfois dans l’obligation de référer à l’ORL ou au neurologue, en délivrant une information de qualité, compte-tenu de son examen clinique.
Pour toutes ces raisons, le kinésithérapeute vestibulaire occupe une place de choix et joue un rôle essentiel dans la prise en charge des patients atteints de vertiges, faisant le lien tantôt avec la médecine libérale, tantôt avec la médecine spécialisée et les médecins ORL, neurologue, oto- ou neuro-ophtalmologue.
Quel devenir pour la kinésithérapie vestibulaire ?
Historiquement, le système vestibulaire a longtemps été considéré comme une sous-spécialité de la neurologie. Aussi, en 2022, en France, l’otoneurologie vestibulaire était labelisée « discipline rare » par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’agissant d’un nombre de soignants et de rééducateurs en pénurie, face au nombre de patients en souffrance d’un trouble de l’équilibre.
La recherche fondamentale, l’évolution technologique, la formation et l’interdisciplinarité autour de la prise en charge des vertiges contribuent depuis une dizaine d’années à un intérêt grandissant et à l’essor d’une discipline à part entière, à la confluence de l’ORL et de la neurologie.
Pour la kinésithérapie, l’expertise se structure de plus en plus avec la création de sociétés savantes, à l’image de la Société Française de Rééducation Vestibulaire (SFFRV) en France.
En Belgique, le souhait des professionnels du secteur est d’évoluer vers une reconnaissance professionnelle à l’aide de la création de la QPP en Kinésithérapie vestibulaire.
Le nombre croissant de kinésithérapeutes vestibulaires, l’uniformisation des études en 5 ans entre le nord et le sud du pays, la volonté politique de poursuivre la reconnaissance de qualifications spécifiques en kinésithérapie à travers les QPP sont autant de signes qui évoluent en faveur d’un statut à part entière.
Quelles échéances attend la kinésithérapie et à fortiori l’ABCIG Kinésithérapie vestibulaire ?
À l’image d’autres ABCIG, pour AXXON, seule association représentative de la kinésithérapie en Belgique, la priorité est de fédérer, tant au nord qu’au sud du pays, parmi les kinésithérapeutes vestibulaires autour d’une association forte et soucieuse du bien commun. Ensemble, une communauté, structurée et solidaire, gagne en crédibilité et peut être à même de défendre des ambitions nationales.
Forte, l’ABCIG Kinésithérapie vestibulaire peut alors introduire des dossiers pour le cabinet du ministre de la santé et certainement œuvrer pour la reconnaissance de la kinésithérapie vestibulaire en tant que QPP. La constitution d’un programme de cours à l’attention des universités et hautes écoles en Belgique, dans le décours de la cinquième année diplômante, est aussi une perspective de travail pour l’ABCIG Kinésithérapie vestibulaire.
Enfin, étapes après étapes, la valorisation de la kinésithérapie vestibulaire sur le plan des responsabilités et de la nomenclature pourrait voir le jour.
Devenez-vous aussi un membre actif de l’ABCIG vestibulaire et soutenez la promotion de la qualité en kinésithérapie en nous rejoignant. Nombreux, vous permettez la défense de la profession et l’émergence d’un statut.
Quelles sont les missions de l’ABCIG vestibulaire ?
L’ABCIG Kinésithérapie vestibulaire s’est fixé pour objectif de promouvoir la kinésithérapie vestibulaire au niveau national, profitant de ses connexions avec le milieu professionnel en kinésithérapie et le milieu politique. L’ABCIG vestibulaire s’est également fixé pour mission de faire reconnaitre la kinésithérapie vestibulaire en tant que QPP. Aussi, l’ABCIG Kinésithérapie vestibulaire entend contribuer à la création d’un post-graduat interuniversitaire en kinésithérapie vestibulaire.
Pour prétendre à ses objectifs, l’ABCIG vestibulaire entend mener les actions suivantes :
- Sensibiliser les kinésithérapeutes vestibulaires à la création d’une association représentative nationale, unique, forte et solidaire.
- Organiser annuellement un peer-review.
- Organiser des réunions scientifiques autour de sujets vestibulaires.
- Communiquer autour des changements en kinésithérapie vestibulaire à travers les newsletters d'AXXON.
- Rapporter au niveau politique les problématiques et les aspirations de ses affiliés.

