Pétition : plus de 30 000 personnes déçues

Information diffusée le 25/01/2023

Le 24 janvier, bien plus tôt que prévu, l'abolition de la règle des 25% a été discutée lors de travaux de la commission santé et égalité des chances au niveau de la Chambre.  Malheureusement, l'opposition n'a pas pu tenir tête à la majorité. Ainsi, le patient est définitivement laissé pour compte.


Toute l'attente et le travail acharné de ces dernières années (!) ont été vains. Les plus de 30 000 signatures de la pétition, la présentation d'AXXON lors de l'audition parlementaire et les votes des partis d'opposition n'ont pas pu convaincre la majorité.

Tant dans les débats politiques que dans les médias, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, n'a pas caché qu'il n'avait nullement l'intention d'approuver le projet de loi, et ce dans un avenir ni proche ni lointain. Aux yeux de la majorité, il ne s'agit pas de discrimination, la sécurité tarifaire des patients est prioritaire. En outre, il estime que le secteur de la kinésithérapie s'est vu allouer une belle somme dans le budget pour 2023, de sorte que les honoraires devraient maintenant amener davantage de personnes à adhérer à la convention.

Avec cette décision, le ministre met le parlement de côté. Les patients des kinésithérapeutes déconventionnés (et de certains autres prestataires de soins de santé comme les logopèdes et les sage-femmes) devront continuer à payer une partie de leurs soins de leur propre poche.

L'histoire de l'abolition de la règle discriminatoire des 25% semble désormais définitivement close. Mais est-ce vraiment la fin ?

AXXON attend encore et toujours le rapport de l’auditeur du Conseil d'Etat….

Entreprendre d'autres actions en justice ne ferait que mettre le secteur en mauvaise position pour l'avenir.  "Attaquer" un ministre qui décide directement des budgets reviendrait à brûler des ponts dont nous aurons encore besoin lors des négociations futures.

Enfin, dans le cas où plus de 40 % des kinésithérapeutes choisiraient de se déconventionner, le remboursement serait égalisé et la règle des 25 % disparaîtrait.