État des lieux du dry needling dans le cadre légal

Information diffusée le 24/06/2026

Le dry needling a été inclus dans l’avis du Conseil fédéral de la Kinésithérapie (adaptation de l’article 43 de la loi coordonnée du 10 mai 2015) comme acte thérapeutique dans le traitement des douleurs myofasciales.


Il a également été clairement précisé qu’un kinésithérapeute doit suivre une formation complémentaire avant de pouvoir pratiquer cette technique. L’avant-projet de loi visant à modifier l’article 43 ne reprend toutefois pas le dry needling.

Selon les explications du cabinet, ce choix repose sur deux éléments. D’une part, le souhait d'éviter que le débat sur l’abolition des pratiques non conventionnelles (la loi Colla) ne soit relancé. D’autre part, il a été fait référence à la connotation plutôt négative du dry needling sur le site web Gezondheid en Wetenschap, qui est régulièrement consulté par les parlementaires et les décideurs politiques.
 
AXXON a pris contact avec la rédaction de Gezondheid en Wetenschap. Lors d’une concertation constructive mise en place par notre confrère Bruno Zwaenepoel (Université de Gand), avec la collaboration de la professeure Barbara Cagnie (Université de Gand et experte en dry needling), un travail a été mené afin d’aboutir à une présentation plus nuancée et plus positive du dry needling.
 
Dans l’article concerné, il est notamment indiqué que les preuves de l’efficacité du dry needling, en particulier à long terme, ne sont pas suffisamment solides. Bien que le dry needling peut être appliqué en phase aiguë, il est recommandé de toujours le combiner avec une thérapie par l’exercice. Le message est clair : le dry needling seul ne suffit pas comme traitement.
 
Étant donné que le dry needling n’a pas été repris dans l’avant-projet de loi, son application se trouve toujours dans une zone grise et relève donc de l’exercice illégal de la médecine. Il sera intéressant de voir comment les parlementaires de la Commission de la Santé et de l’Égalité des chances du Parlement fédéral mèneront le débat à ce sujet.


AXXON continue de suivre ce dossier de près et veille à ce que la profession de kinésithérapeute puisse exercer en toute sécurité juridique, dans un cadre clair et soutenu.

Dans la newsletter de la semaine prochaine, nous aborderons également d’autres éléments importants de l’avant-projet de modification de l’article 43.